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Relooking de meubles : quand une passion naît d'un besoin

Relooking de meubles : quand une passion naît d'un besoin

Notre passion du relooking de meubles anciens est issue d’un besoin et d’une contrainte budgétaire.

Par manque de place dans les placards existants du salon, nous nous sommes mis à la recherche d’un bahut en bois. Peu importe qu’il soit en chêne ou en teck (pour garder une cohérence avec nos autres meubles), nous voulions un meuble robuste qui puisse supporter notre vaisselle plutôt « conséquente ».

Notre premier réflexe a été de rechercher du côté de chez Alinéa pour compléter la collection d’un meuble que nous avions déjà (buffet avec vitrine en teck massif de la gamme Emotion). Le prix nous a clairement stoppés (1000€). Evidemment, la qualité se paie, et nous sommes ravis des meubles que nous possédons déjà, mais là, ce n’était vraiment pas le moment.

Qu’à cela ne tienne, nous nous sommes dit que les Ikéa, Conforama, Maisons de Monde et autres chaines de magasins de décoration pourraient nous venir en aide. Sans succès. Trop neuf, trop moderne, sans âme ou trop cher.

C’est ainsi que nous avons activé le réflexe  « Le Bon Coin » qui nous est apparu comme la meilleure solution. Etant donné que le meuble de nos rêves n’y était pas, nous nous sommes dit : « Et pourquoi pas acheter un meuble dont la forme et l’essence de bois nous conviennent et  que nous transformerions à notre goût ? ».

Après quelques jours de recherches, nous avons trouvé notre « pépite ». Un bahut très classique suffisamment grand, en chêne massif (le poids le certifiait…) et surtout, au prix de 50€. Cela nous laissait une bonne marge pour mettre le prix dans des peintures et de matériaux de qualité.

Nous avions le meuble, nous en connaissions l’utilité finale mais n’étions pas encore sûrs de ce que nous voulions faire au niveau de son relooking. Nous savions que nous voulions le moderniser mais en aucun cas lui faire perdre son âme.

Le terme est certainement un peu pompeux mais il résume bien notre motivation. Relooker, oui, mais ne surtout pas dénaturer. J’ai donc passé quelques heures sur Pinterest à la recherche de l’inspiration. Et nous voici prêts : le meuble, le look, le matériel, les matières et… c’est parti !

Sur le papier, ou du moins, dans les articles de mes collègues bloggeurs, tout est simple notamment le décapage : tu appliques, tu laisses agir, et ça part tout seul ! Oui, mais non. Dans le cas présent, les couches successives de vernis ont eu raison de ma patience.

Aux grands maux, les grands remèdes ! J’ai poncé à blanc l’ensemble de l’extérieur du meuble à l’aide d’un ponceuse à bande (grains 80, 120 puis 240), ponceuse à angle et bien évidemment, car on ne peut pas y échapper, grâce à mes petites mains et au papier à poncer pour les rainures, les arrondis etc… Petite remarque : plus le meuble a des détails, plus il est difficile et long à poncer.

La bonne nouvelle, c’est que poncé à blanc, notre meuble a gagné 20 ans. Et cela confirme notre souhait de ne pas le repeindre totalement et de conserver des pièces où le bois serait visible et mis en valeur.

Suite au ponçage, j’ai appliqué une sous couche pour bois tannique (essentiel si nous ne voulions pas de mauvaise surprise à l’application de la peinture. Le tannin du bois peut faire de vilaines tâches qui ressortiraient après l’application des 2 couches de peinture finale) sur le corps du meuble.

Après la sous couche, j’ai appliqué 2 couches de peinture « Queue de Pie » (gris anthracite) mat profond.

Je précise que l’ensemble des sous couche et peintures utilisées sont de la marque Libéron (spécialiste des peintures à effet décoratif pour le bois).

Il est à noter qu’entre chaque couche de peinture, il faut effectuer un léger égrainage (à la paille de fer pour ne pas faire de rayures) permettant d’ôter tout surplus de peinture et de permettre à cette dernière d’être bien lisse.

Enfin, j’ai fini par le plateau, les portes et les façades de tiroir en rebouchant un petit trou au mastique (évidemment à poncer après séchage complet) et leur appliquant 2 couches de vernis mat chêne incolore pour cuisine (je souhaitais qu’il soit robuste pour ne pas se rayer si on venait à poser sur le plateau des clés ou autres objets). Comme pour la peinture, nous avons légèrement égrainé entre chaque couche de vernis.

Evidemment, je n’oublie pas les petits détails « déco » qui donnent au meuble une touche résolument moderne : les poignées en forme de coquille, les paumelles, les entrées de clé et les clés. Le tout en acier mat pour la touche de modernité.

Voici donc notre meuble finalisé et prêt à prendre sa place dans le salon et à accueillir notre vaisselle du dimanche.

C’est cette rénovation qui nous a donné l’envie de relooker d’autres meubles en « manque d’amour ». Nous adorons fouiller le Bon Coin à la recherche de la perle rare pour lui redonner une seconde vie. C’est vraiment gratifiant.

Et si nous devions faire un bilan de cette première, voici 2 erreurs que nous ne commettrons plus :

  • Ne pas confondre vitesse et précipitation. Nous avions besoin rapidement de ce bahut et les étagères intérieures n’étant pas démontables, nous avons fait l’impasse sur l’intérieur. Nous le regrettons un peu aujourd’hui. Cela nous donne l’impression de ne pas avoir été au bout du projet.
  • Appliquer un vernis protecteur (Libéron) sur la peinture mate. Cette dernière a une qualité irréprochable mais elle a tendance à prendre les traces de doigts. Nous avons longuement hésité de peur de dénaturer la couleur du bois (et nous ne regrettons pas vraiment) mais avec des enfants en bas âge, c’est bien plus prudent.

Pour conclure cet article, je ferai un focus sur le prix parce que c’était une contrainte. Sans parler des matériels (type ponceuse etc… que nous avions déjà), le meuble nous est revenu à moins de 100€ (peinture, vernis, sous couche et bandes abbrasives). Un prix défiant toute concurrence quant à la qualité et au rendu final du meuble.

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À propos
Huile de coude & cie

Madame C. (39 ans), Monsieur A. (44 ans) mariés, 2 enfants. Nous sommes un couple passionné par la rénovation de notre maison achetée fin 2009. Malgré une apparence très classique et très simple, nous avons eu le coup de cœur pour cette maison et son jardin « à l’anglaise » (n’est-ce pas ainsi que l’on nomme les jardins fournis, peu structurés mais tellement champêtres et romantiques dans lesquels on se sent si bien ? ;) ). La maison était saine, mais en termes de décoration et d'aménagement, elle ne nous convenait pas du tout. Elle était très clairement dans son « jus ». Néanmoins, nous avons su entrevoir le potentiel de cette bâtisse des années 50 et nous avons adoré nous approprier ces lieux dans lesquels 3 familles étaient déjà passées, qui avaient une histoire : une maison de Famille ! C’est ainsi que nous nous sommes lancés, malgré des emplois du temps surchargés, dans cette rénovation. Et comme nous n’en avions pas assez, nous nous sommes découvert une autre passion : le bois. De la rénovation d’une maison, nous avons bifurqués vers la rénovation de meubles anciens. Nous ne sommes pas des professionnels et nous n’avons pas la prétention de les remplacer. Mais nous sommes curieux et tenaces. Nous nous inspirons, nous cherchons, nous étudions, nous prenons conseil auprès de notre entourage et nous y arrivons. Alors, oublions que ça peut prendre du temps, que nous ne savons pas forcément faire, que nous ne ferons peut-être pas bien du premier coup et… LANÇONS-NOUS ! Ce sont ces projets de travaux, de décoration, de rénovation de meubles, que nous allons vous présenter dans ce blog. Et si notre humble expérience peut en aider certains d’entre vous, tant mieux !
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